Archives de l'ULB
Bibliothèque d'Architecture
Bibliothèque de Droit
Bibliothèque des Sciences de la Santé
Bibliothèque des Sciences et Techniques
Bibliothèque des Sciences Humaines
Réserve précieuse
 
 
Utiliser les ressources
Utiliser les Services
Besoin d'aide ?
A propos des Bibliothèques
Liens
 

French
English

Bibliothèques de l'ULB > Bibliothèque électronique > Dépôt institutionnel (DI-fusion) > Contexte et objectifs

-A A A+ imprimer

Contexte et objectifs

Sur cette page, vous trouverez une contextualisation autour des dépôts institutionnels ainsi qu'une présentation des objectifs de DI-fusion

 

 

 Contexte

 Contexte international

 Contexte national

 Objectifs de DI-fusion

 Politique de l'ULB en matière de dépôt institutionnel

 

 

Contexte

 

En février 2007, le Recteur Philippe Vincke a signé la  « Déclaration de Berlin sur le Libre Accès à la Connaissance en Sciences exactes, Sciences de la vie, Sciences humaines et sociales » . Plus qu'un simple accès gratuit aux publications scientifiques, le concept de libre accès (Open Access) défend un mode de diffusion des « œuvres » sur Internet qui permette de lire, télécharger, utiliser, transmettre et imprimer les œuvres gratuitement et de réaliser des œuvres dérivées, à condition d'en citer les auteurs. Ces « œuvres » consistent en résultats originaux de recherches scientifiques, données brutes et métadonnées, documents source, images et graphiques, documents scientifiques multimedia...

 

Le Libre Accès prône un réel partage des connaissances pour l'avancement de la science et le développement de la société. Par ses missions d'enseignement, de recherche et de service à la collectivité, l'Université doit s'interroger sur le partage des connaissances produites par sa communauté, sous toutes leurs formes. Sont concernés, non seulement les publications et travaux des savants (écrits ou autres), mais aussi  les données numériques de la recherche, les ressources didactiques et les bibliothèques numériques de documents primaires. 

 

Il ne suffit pas de diffuser les connaissances au travers d'articles, de livres et de cours, encore faut-il s'assurer qu'elles soient accessibles et réutilisables pour avoir l'impact escompté et atteindre leur objectif : l'avancement de la science et le développement de la société. 

 

Les prix élevés et sans cesse croissants des périodiques et des livres scientifiques freinent l'accessibilité des résultats de la recherche (Plus d'information sur la crise de la publication scientifique), et des économistes de l'ULB s'interrogent d'ailleurs sur la  compétitivité du marché de l'édition scientifique.

 

Les technologies permettent désormais une diffusion large et rapide des résultats de la recherche et l'on voit apparaître de nouveaux modèles économiques d'édition scientifique, reposant sur l'accès gratuit pour les lecteurs (voir   "L'Open Access est plus économique").

 

L'ouverture de DI-fusion, le dépôt institutionnel numérique en libre accès de l'ULB, contribue à améliorer l'accessibilité des publications des chercheurs de l'ULB.

 

Il rejoint d'autres initiatives de l'Université en soutien au mouvement du libre accès, telles que BICTEL/e le répertoire des thèses électroniques, et la  Digithèque qui offre un accès gratuit en ligne aux ouvrages numérisés par les Bibliothèques parmi lesquels des livres récents publiés par les Editions de l'Université de Bruxelles.

 

Contexte international

Dès la fin des années 1990, la communauté scientifique et certaines instances politiques s'interrogent sur l'accessibilité des résultats de la recherche et réagissent. Le mouvement en faveur du libre accès prend de l'ampleur, les déclarations se multiplient et sont signées par des milliers de scientifiques et des centaines d'institutions et organismes de financement de la recherche dans le monde. A ce jour (septembre 2009), la Déclaration de Berlin est signée par plus de 260 institutions.

Politique d'accès aux résultats de la recherche

  • Organismes de financement de la recherche

Plusieurs organismes importants de financement de la recherche ont défini, dès 2005, des politiques strictes relatives à l'accès aux résultats de la recherche qu'ils financent, tels que le  NIH aux USA, le  Wellcome Trust au Royaume-Uni, le  DFG en Allemagne et les  UK Research Councils, le CERN. Les dispositions encouragent ou exigent des chercheurs subventionnés qu'ils publient leurs articles dans des revues en libre accès (proposant dès lors de payer les coûts de publication le cas échéant) et/ou qu'ils déposent leurs articles dans un dépôt institutionnel ou thématique librement accessible.

 

Plus d'informations sur les politiques Open Access JULIET Research funders' open access policies

 

Certaines universités et centres de recherche ont également avancé sur ce terrain, exigeant l'archivage des publications dans le Dépôt institutionnel (par exemple, Queensland University of Technology (Australie), Cornell University, l'Université de Zurich 

 

Plus d'informations sur l'Open Access dans les universités :  Roarmap Registry of Open Access Repository Material Archiving Policies

 

 

  • Commission européenne

L'Union européenne s'intéresse aux conditions de diffusion et d'accès à l'information scientifique. En 2004, la DG Recherche lance une   étude sur les marchés des publications scientifiques  en Europe. Réalisée par L'ULB (ECARES et Bibliothèques), en collaboration avec l'Université de Toulouse, et publiée en janvier 2006, cette étude présente un ensemble de recommandations visant à améliorer l'accès aux résultats de la recherche et à éviter les barrières stratégiques sur le marché des publications scientifiques. La première recommandation concerne l'accès : Garantir l'accès public aux résultats de la recherche financée par des fonds publics, peu après leur publication, par exemple par le dépôt des publications dans des archives électroniques ouvertes.


Cette recommandation a fait l'objet d'une  pétition, lancée par diverses organisations et destinée à la Commission européenne, qui a recueilli à ce jour plus de 27.720 signatures (septembre 2009)

 

Suite à la publication de cette étude, les DG Recherche et Société de l'Information ont présenté une  communication conjointe sur l'information scientifique à l'ère numérique, destinée au Conseil et au Parlement européen. L'objectif est de signaler l'importance des enjeux et de lancer un processus politique sur l'accès et la diffusion de l'information scientifique, et, sur les stratégies de préservation de l'information scientifique dans l'UE.


Cette communication annonce une série de mesures au niveau européen, notamment :


- dans le cadre du PCRD7, la possibilité de financement des frais de publication en libre accès, et une expérience pilote de dépôt des publications en libre accès;

 

 Commission européenne : Access to scientific information in the digital age


- le financement des infrastructures de recherche pour le déploiement de Dépots institutionnels en réseau (€ 50 millions).

 

Déploiement de Dépôts Numériques

 

Outre la définition de politiques incitatives en matière de publication et de dépôt d'articles en libre accès, la mise en œuvre de Dépôts institutionnels constitue l'autre volet des réalisations pratiques en soutien au libre accès. 

 

Certains pays ont mis en place des programmes de soutien à l'échelle nationale pour le déploiement des dépôts institutionnels dans les universités. En Allemagne, en Norvège, aux Pays-Bas, notamment, toutes les universités ont mis en place leur dépôt numérique. En France,  HAL constitue la base d'archives commune et multidisciplinaire pour la recherche française. En Belgique, certaines universités et hautes écoles en Flandres disposent d'un dépôt institutionnel ; du côté francophone, un dépôt numérique sera installé par Académie, et ils seront reliés par un catalogue commun. 

 

Selon le répertoire des archives ouvertes  OpenDOAR, il existe un millier de dépôts numériques en libre accès dans le monde.

 

Un élément essentiel dans le développement des archives ouvertes est le respect du protocole  OAI-PMH Open Archives Initiative qui garantit l'interopérabilité des archives, permet de les fédérer à divers niveaux et permet à leurs contenus d'être indexés par des moteurs de recherche comme Google Scholar ou « moissonnés » par des « agrégateurs » comme  OAIster,  Citeseer et  Scientific Commons.

 

Le projet européen  Driver vise à soutenir le développement de dépôts numériques et à créer un réseau européen de dépôts pour diffuser et utiliser l'information scientifique.  Le projet a défini les spécifications techniques minimums pour garantir une interopérabilité optimale. Le partenaire belge de DRIVER est l'Université de Gand. 

 

 

Contexte National

Sous l'impulsion du projet  DRIVER, les recteurs des universités belges ont signé, le 13 février 2007, la «  Déclaration de Berlin sur le Libre Accès à la Connaissance en Sciences exactes, Sciences de la Vie, Sciences humaines et sociales », ainsi que les Ministres flamand et francophone compétents pour la recherche. 

Le projet  BICTEL /e, développé au sein de la  BICfB depuis 2004, vise à mettre en place un répertoire de publications électroniques (thèses et e-prints). La première phase du projet s'est concentrée sur les thèses électroniques ; une interface unique de consultation des thèses des universités de la CfB est désormais  disponible.

 

La deuxième phase concerne l'installation de Dépôts institutionnels au sein de chaque Académie et la constitution d'un catalogue commun (sur base de spécifications communes de métadonnées). 

 

 Projet de Dépôts Institutionnels de la BICfB 

 

Liens vers les dépôts :

Objectifs de DI-fusion et politique de dépôt

Le dépôt institutionnel est une base de données visant, à des fins de recherche et d'enseignement, d'archivage institutionnel et de communication au public,

 

  1. A constituer la bibliographie académique de l'ULB, comprenant l'ensemble des références des publications des chercheurs et enseignants de l'Université
  2. A recueillir une version électronique des textes complets de ces publications.

 

DI-fusion a pour objectifs :

  • de mettre en valeur la production scientifique de l'Université par la création d'un dépôt commun de publications électroniques, librement accessible ; 
  • d'augmenter la visibilité, l'accessibilité et l'impact de la recherche effectuée à l'ULB ;
  • d'assurer le référencement des publications et travaux scientifiques de l'ULB à fins d'évaluation, de classement, etc 
  • d'assurer l'archivage des publications et travaux scientifiques de l'Université.

Politique de l'ULB en matière de dépôt institutionnel dans DI-fusion

En sa séance du 21 mai 2007, le CA s'est prononcé en faveur

  • de l'obligation  d'encodage des références bibliographiques des publications;
  • de l'obligation de dépôt des textes complets disponibles des publications (version auteur ou éditeur en fonction des autorisations de ce dernier) immédiatement après parution ;
  • de l'ouverture de l'accès public au texte complet des publications immédiatement ou après le délai imposé par l'éditeur. (voir «  Guide juridique »)

 

Le déploiement de DI-fusion s'articule sur le processus d'évaluation quinquennale de la recherche, mis en place par l'Université. DI-fusion est la base de données de référence pour les publications scientifiques des équipes évaluées. L'encodage des références bibliographiques et le dépôt des textes des publications doivent être effectués antérieurement et parallèlement au calendrier d'évaluation des disciplines défini par l'Université : 

 

 

2008-2009

Economie et business

Physique

2009-2010

Sociologie, anthropologie, sciences politiques

Mathématiques, statistiques et actuariat

Sciences biomédicales I (Cancérologie, Immunologie/Microbiologie, Neurosciences)

2010-2011

Sciences de l'ingénieur et informatique

Psychologie et éducation

Chimie et matériaux

2011-2012

Philo I

Philo II

 

2012-2013

Droit et criminologie

Environnement, bioingénierie, géosciences, vétérinaire

Sciences biomédicales II (avec Kiné)

 

L'évaluation se base, notamment, sur les publications des 5 dernières années des chercheurs concernés par la discipline évaluée. Ainsi, pour chaque discipline, la liste des publications des cinq dernières années est établie par le Doyen (ou la personne qu'il mandate) ; les types de publications sont déterminés avec les experts et varient en fonction des disciplines (chapitre de livre, article, working paper, acte de colloque...).   

 

Lors du premier processus d'évaluation dans chaque discipline, l'encodage de la liste des références bibliographiques des chercheurs concernés est effectué par des étudiants-jobistes sous la supervision des bibliothécaires. Les chercheurs-auteurs doivent ensuite déposer, dans DI-fusion, une version électronique du texte complet des publications référencées, à laquelle ils accordent un accès intranet ou internet dans le respect des droits d'auteur. La liste des publications et les textes complets doivent être disponibles aux experts-évaluateurs dans DI-fusion. 

 

Après la première évaluation dans leur discipline, il est dans l'intérêt des chercheurs de compléter la liste de leurs publications dans DI-fusion et d'y déposer une version électronique du texte complet afin de maintenir à jour la bibliographie académique. 

 

Lors de l'évaluation quinquennale suivante, la liste des publications transmise aux experts sera extraite de DI-fusion. Les dossiers d'évaluation interne (promotions, projets et crédits de recherche, etc.) se baseront également sur la bibliographie des chercheurs telle que disponible dans DI-fusion.

 
©2006-2017 - Université Libre de Bruxelles - Département des bibliothèques et de l'information scientifique

Dernière mise à jour : 31 mai 2016